jeudi 18 mars 2010

La santé à Salaberry-de-Valleyfield / 0, 2, 1 chirurgien orthopédiste et...

À Valleyfield, deux chirurgiens orthopédistes ont récemment été embauchés. Mais le premier a levé le camp au bout de quelques jours et le deuxième est parti en vacances pour un mois... Nous somme donc sans chirurgiens orthopédistes durant le prochain mois, et les «clients» doivent donc se rendre à Longueuil ou Saint-Jean-sur-Richelieu pour s'y faire traiter...

Ce n'est donc pas le bon temps pour se péter un doigt en clouant un 2 x 4...

AYOYE !

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dimanche 7 février 2010

Architecture verte / Bientôt une certification LEED platine pour une unifamiliale de Sainte-Martine

Voici quelques bons extraits d'un article publié sur MontérégieWeb...

Panneaux solaires qui chauffent l'eau et l'air; un isolant fait de papier recyclé dans les murs; des murs de paille et de chanvre; des crépis à la chaux; un système de récupération de l'eau de pluie; un système qui récupère la chaleur des eaux usées; même une toilette à compost !

Benoît Lavigueur, originaire de Sainte-Clotilde, et Catherine St-Jacques-Thériault, native de Valleyfield, sont les maîtres d’œuvre de ce projet de grande envergure qui vient contribuer à aider les familles à vivre dans un environnement sain et qui vise également à protéger l'environnement.

Benoit et Catherine habitent leur nouvelle maison depuis novembre. Il s'agit en fait d'un projet-pilote et cette maison sert de maison modèle. Approché par l'APCHQ pour former des entrepreneurs, Benoit organise des conférences et des visites dans sa maison.

Pour construire une maison écologique, il faut être prêt à débourser environ 5 % de plus du coût que d'une maison ordinaire. Ainsi, une maison qui coûterait normalement 200 000 $ à construire coûtera 10 000 $ de plus. « Et quand on considère qu'un compte d'électricité annuel d'une maison comme la mienne ne s'élève qu'à 300 $ ou 400 $ alors que pour une maison « normale », on parle davantage de près de 2000 $, on peut récupérer notre investissement en cinq ans ! » assure l'entrepreneur.

Et les autorités municipales de Sainte-Martine ... ont décidé d'encourager la construction de ce type de maison avec une subvention équivalant à une année de taxes municipales.

Et à quand donc une liste d'entrepreneurs certifiés LEED dans notre région?




A+

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lundi 1 février 2010

CITSO : Valleyfield éponge 500 000 $

1. À Salaberry-de-Valleyfield, les usagers du CITSO qui embarquent au marché public ne peuvent plus y acheter leurs titres de transport durant la fin de semaine, le comptoir de service étant alors fermé. Pas fort... surtout pour celui ou celle qui n'a pas la monnaie requise. Alors, pourrions-nous acheter nos titres de transport au Tim Hortons récemment ouvert à deux pas du marché ? Les usagers pourraient ainsi «faire d'une pierre quatre coups» : acheter un titre, un beigne, un café... et se tenir au chaud en attendant que le bus tourne le coin !  ;-)

2. D'autre part, je lisais la suivante dans le Journal Saint-François en ligne : « La Ville de Salaberry-de-Valleyfield devra verser une somme de 500 000 $ pour éponger le déficit de 750 000 $ accumulé par le Conseil intermunicipal de transport du Sud-Ouest (CITSO) pour les années 2006, 2007 et 2008. »

Or, ayant Angrignon pour destination, j'embarque souvent dans l'autobus en compagnie de moins de 10 passagers. Le chauffeur en embarque et en débarque quelques-uns en route. Donc, combien sommes-nous au maximum dans l'autobus lors de certaines heures de certains jours ? 10 ? 15 ? Le CITSO doit bien tenir à jour, compiler et analyser quelques statistiques d'achalandage détaillées à ce sujet, non ?

Alors, le CITSO ne pourrait-il pas ajuster la dimension de ses véhicules (et donc peut-être diminuer ses coûts d'exploitation et ses déficits récurrents) en fonction des heures et jours d'achalandage sans trop d'inconvénients ?

Car je trouve pour le moins aberrant de voyager dans un immense autobus, tout de même fort confortable, en compagnie de moins de 15 passagers...

Mes salutations routières aux membres du Comité !

A+

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samedi 23 janvier 2010

Valleyfield et son PADD-E / «Mais où vont donc tous ces chars?» ou l'automobilité


C’est ce que me clamait André G. en riant, alors que nous déambulions, heureux piétons que nous étions, sur l’avenue du Centenaire, il y a bien 25 ans. Puisque André nous a quittés, je reprends sa question, une question qui peut sembler naïve, mais que bien des urbanistes ont formulé : «Mais où vont donc tous ces chars?»

Comme le mentionne l'État des lieux du PADD-E : «La planification des réseaux routiers et des quartiers résidentiels a été faite en fonction de l'automobile. On vit aujourd'hui avec les conséquences majeures de ces choix.»

Eh oui ! Combien de conducteurs – et leurs trop rares passagers – entrent et sortent de la Ville aux heures de pointe ou autres heures? Où vont-ils? D’où viennent-ils? Dans quel but? Travail, loisir, visite médicale ou à un parent éloigné, scolarité, emplettes? Toujours est-il que je vois bien peu de gens marcher dans nos rues. Ils prennent la route plutôt que de marcher 20, 30 ou 40 minutes. À croire que les humains ont perdu leurs jambes lorsque l’automobile a été inventée... Mais, ils sont sans doute pressés, ils n’ont pas ou ne prennent pas le temps. À quoi cela tient-il?

Se seraient-ils « mal localisés »? À Montréal, j’ai toujours loué un appart à proximité d’une bouche de métro. Mais ici, il n’y a pas de métro. Alors, « ils prennent leur char »… Le litre d’essence a de nouveau franchi la barre du 1 $ le litre. Alors pourquoi les ménages ne déménagent-ils pas tout bonnement à proximité de leurs lieux de travail? Cela leur éviterait bien des pertes de temps et d'argent, non? Qu’attendent-ils? Que le litre d’essence soit à 2 $ ou 3 $ ?

Mais les planificateurs urbains ont créé des parcs industriels, des centres commerciaux et des centres-villes qui ont soufflé les habitations à prix abordables, bien souvent à plus de 3 kilomètres à la ronde ! S'éloignant du centre-ville de Montréal, on passe des hautes tours d'habitation aux condos en rangées compactées, puis aux sixplex, quadruplex, duplex et bungalows avec (ou sans) piscine creusée ou hors-terre. La densité urbaine diminue... Mais que l'on habite le centre-ville ou la lointaine banlieue, la garderie se retrouve trop souvent à 2 km, l'école secondaire à 3 km et le centre d'achats à 5 km du nid familial ! Quant au lieu de travail, il faut parfois rouler 60 km et plus pour y mettre les pieds... et en revenir. Toujours en se tapant les inévitables bouchons de circulation.

Ce n'est pas ce que l'on nomme «le développement urbain intégré» : c'est faire n'importe quoi ou ne rien faire, cédant son bon sens et son leadership aux «promoteurs». Ma solution? Planifier le développement urbain pour assurer les familles d'un toit à prix raisonnable et de lieux de services courants - et de travail - accessibles à moins de 30 minutes de marche rapide. Utopique? Sans aucun doute! Mais c'est cet objectif totalement irréalisable que l'on doit se donner afin d'améliorer progressivement, à petits pas, notre urbanité.

Illustrons. J'ai plus de cinquante ans et j'ai souvent marché plus de 40 minutes pour me rendre au boulot... Alors, des ados qui marchent de 20 à 30 minutes entre l'école et la maison, ça vous pose un problème? «Mais son école secondaire est à 10 km!» Eh bien, faudrait peut-être convertir ce bunker, cette usine d'assemblage du savoir cyniquement nommé «lieu de la vie étudiante» en «espaces commerciaux à louer» et construire deux ou trois ou quatre écoles où il lui serait agréable de se rendre, de socialiser et d'étudier... «Mais ça va coûter bien trop cher!» Moins cher que le décrochage scolaire, les piètres «compétences académiques et relationnelles», la mauvaise condition physique, l'obésité et le diabète juvéniles, etc.

Il nous faut concevoir, construire et habiter la ville en tant que ces bipèdes que nous sommes depuis plus de 7,5 millions d'années, en tant que ces piétons urbains que nous sommes depuis plus de 8,000 ans (avec Jarmo et Hassuna) et non comme les automobilistes que nous sommes depuis moins de 100 ans. Une cité où nous ne serions plus contraints à «l'automobilité»... ;-)

A+

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mardi 19 janvier 2010

Valleyfield et son PADD-E / Covoiturage et site web


Parmi mes nombreuses recommandations aux intervenants, je proposais celle-ci, sur le covoiturage :

10. Covoiturage : implantation d’un service municipal gratuit sur Internet
10.1 Bien des chauffeurs et passagers seraient heureux de se rendre service tout en diminuant leurs dépenses automobiles. Mais les chauffeurs ne veulent cependant pas faire de grands détours pour prendre livraison et déposer le ou les passagers.
10.2 Donc, faciliter la rencontre entre le plus grand nombre possible de chauffeurs et passagers par l’implantation municipale (ou via la MRC) d’un service de covoiturage gratuit sur Internet où chauffeurs et passagers pourraient aisément se coordonner et négocier leurs tarifs.
10.3 À la Ville ou à la MRC d’en assumer les frais. Elle diminuera ainsi ses dépenses d’entretien routier, les accidents, la pollution, les frais d’hospitalisation, les pertes de temps (par décongestion routière), etc.
10.4 Un programmeur et/ou un webmestre pourront faire le boulot de conception, d’implantation et d’entretien, tout en répondant aux rares appels des usagers.
10.5 Les services de communication de la Ville ou de la MRC verront à la promotion du service auprès des citoyens.

C'était sans savoir que la Ville offrait déjà un service similaire sur son site web, via Transports Québec...

Tout heureux et étonné de cette si belle initiative, j'ai donc fait quelques requêtes sur le site... pour finalement en conclure que le service offert ne fait pas fureur : je n'ai trouvé aucune offre de covoiturage de Salaberry-de-Valleyfield vers... ou l'inverse. Mais serait-ce parce que le site est si populaire et efficace que toutes les propositions y trouvent immédiatement preneurs? Euh... peut-être... Quelques statistiques concernant la fréquentation du site en question éclaireraient notre lanterne, non?

Lundi, vers les 17:30, confortablement assis dans la minivan d'un ami que j'attendais à la sortie d'un commerce situé à une intersection fort achalandée en cette heure de pointe, plutôt que de «compter des moutons», je me suis décidé à compter le nombre de personnes par véhicule transitant devant moi.

Résultat : un seul véhicule sur 20-25 était habité par plus d'une personne. De toute évidence, le covoiturage n'est pas à la mode à Salaberry-de-Valleyfield.

Le lendemain, faisant part de mes observations à ma très chère mère, elle commenta : «Les Québécois sont des individualistes.» Elle a sans nul doute raison. Mais si nous sommes des individualistes, des «moi-d'abord», pourquoi ne tirons-nous pas un profit «individualiste» de cette opportunité qui nous est gratuitement offerte : partager nos frais de transport en échange d'un petit détour ou d'un bref arrêt lors de notre aller-retour au travail ou... où sais-je encore?

Il faut dire qu'à y regarder de plus près, le site de covoiturage du ministère des transports n'est guère emballant : seules les municipalités de la Province y sont listées comme points de départ et de destination, et non pas les codes postaux ou les coordonnées géographiques (tels qu'utilisés sur Google Maps ou Google Earth, par exemple). Ce qui ne facilite guère les rencontres et les arrangements gagnant-gagnant entre clients potentiels. Mais peut-être qu'en cherchant un peu sur Internet, je trouverai un service de covoiturage plus populaire parce que plus efficace... Amigo Express ?

Notre Ville et/ou le ministère des transports du Québec ne pourraient-ils pas faire mieux? Et un peu de publicité incitative, bien conçue, pourrait aussi mousser le service, non?

Faites de belles rencontres!
Coupez dans vos frais de transport!
Faites du covoiturage!

Ah! j'aurais donc dû être publiciste...  ;-)

A+

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vendredi 15 janvier 2010

Valleyfield et son PADD-E / La décroissance n'est pas au menu de l'administration actuelle

La soirée de présentation du PADD-E s'est fort bien déroulée. Entre 50 et 60 personnes occupaient fort confortablement le Salon A de l'Hôtel Plaza. Le café était bon et fourni à volonté. La présentation sur écran, accompagnée des commentaires pertinents de Michel Merleau de Nature-Action Québec fut brève, concise, systématique.

Puis, les questions des citoyens ont suivi, d'abord fort timidement, puis avec plus d'aplomb. Je m'étais bien juré de ne poser aucune question : parler en public n'est pas mon fort, si vous voyez ce que je veux dire. Mais je me suis finalement décidé : Y a-t-il un architecte paysagiste à l'emploi de la Ville? Le maire Lapointe m'a répondu que cette proposition était à l'étude en raison des nombreux projets en cours et à venir. Je crois, en effet, qu'il ou elle ne s'ennuiera guère si l'on prend seulement en considération ce qui a déjà été accompli... Mais bon... Comme le clamait le présentateur : Regardez vers l'avenir ! Rien ne sert en effet de s'apitoyer sur le passé. Il faut cependant savoir tirer leçon des erreurs commises...

Un citoyen a fait mention de la décroissance, invitant le maire à ne pas tout céder aux promoteurs. Denis Lapointe lui a répondu à peu près ceci : Salaberry-de-Valleyfield va se développer. Et notre équipe compte bien participer à son développement. Le tout, me semble-t-il est d'harmoniser le développement immobilier, commercial et industriel au PADD-E, c'est-à-dire de respecter -- et de faire respecter -- les normes environnementales et sociales que l'on s'est données. Bref, de «tenir son boutte» face aux promoteurs en leur mentionnant fermement quelles sont les règles du jeu. Il semble donc que Salaberry-de-Valleyfield ne soit plus le SimCity qu'il fut, les promoteurs y ayant bâti à peu près «n'importe quoi n'importe comment» avec la bénédiction des administrations passées.

La croissance est un programme qui vaut pour le court terme, localement applicable en certaines circonstances : la proche banlieue de Montréal débordera bientôt chez nous, via la A-30. En prenant certaines précautions, nous devrions pouvoir «limiter les dégâts». Ce pourrait même être un plus... si nous savons nous y prendre. Il nous faudra cependant ne pas flancher dans la défense de nos espaces verts et agricoles. Une banlieue en expansion rapide n'a rien d'«une coulée verte»...

Mais, d'autre part, la décroissance de l'économie mondiale est inévitable à long terme. La croissance zéro, sciemment gérée, est le programme de moyen terme qu'il nous faudra sous peu, et ici, penser et mettre en oeuvre. Ce qui ne sera pas de la tarte! Car il ne s'agira pas de maximiser les entrées de taxes foncières en bâtissant tout ce qui peut l'être, de minimiser les dépenses stupides et de «créer de vrais emplois». Concevoir et réaliser un espace vert en bordure de la rivière Saint-Charles -- où il fera bon piqueniquer en regardant les canards batifoler  -- ne suffira pas.

La décroissance n'est donc pas au menu de l'administration actuelle. Mais, inexorablement, elle s'amène. Que nous le voulions ou non. Il serait donc judicieux de la prendre en considération. Le litre d'essence ne sera pas toujours à 1$ le litre. Ce qui aura son impact sur notre mode et notre niveau de vie. La Chine, l'Inde, la Russie et bien d'autres pays ratissent méthodiquement les ressources non renouvelables du sol, du sous-sol et des mers à un rythme frénétique et s'accélérant. Les années de vaches grasses prendront bientôt fin pour faire place aux années de vaches maigres. Nous avons de très bonnes cartes en main. Mais saurons-nous les jouer à temps et... intelligemment? Il nous faudra donc garder un oeil vigilant sur «l'état du monde» et ajuster notre PADD-E en conséquence.

À 21:30, j'ai quitté, rassuré de savoir que mes recommandations précédemment envoyées à padde@ville.valleyfield.qc.ca avaient bien été réceptionnées par Maggy Hinse et Michel Joly, et non pas cochées SPAM et envoyées à la poubelle. Il y a donc encore de l'espoir.  ;-)

Bonne lecture et A+

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vendredi 8 janvier 2010

Valleyfield et son PADD-E / Un nouveau document disponible


Ce n'est que le 7 janvier que j'ai su, via l'édition du 6 janvier du Journal Saint-François, que nos élus avaient déposé «le plan d'action  préliminaire» qui constitue «l'ensemble des interventions futures». Le document est daté  du 16 décembre 2009... et s'intitule tout bonnement : «Le Plan d'action en développement durable et en gestion environnementale (PADD-E)». Disons que, sans sous-tire indicatif, il ne fait pas très «préliminaire»... Son sous-titre aurait dû être «Le plan détaillé», tel qu'écrit en sa page 12. Ou «Le plan détaillé proposé»... puisque, semble-t-il, nos élus nous consultent.  ;-)

Vous pouvez télécharger directement le document via ce lien.

Une chose est sûre, «détaillé» ou «préliminaire», proposé ou déjà bétonné, nos élus nous invitent... «à assister à une présentation publique du plan d'action préliminaire. Cette présentation aura lieu à l'Hôtel Plaza Valleyfield, à compter de 19 heures.»

Au tableau 2.3 «Mise en valeur et accessibilité des plans d'eau», je lis : «Sur les terrains municipaux, favoriser l’accès aux rives pour la population. Au besoin, acquérir des terrains à cette fin.» «Au besoin»??? Mais ce besoin est criant depuis plus de 30 ans ! Alors, chers élus, par la Très-Sainte-Baie-Saint-François, ACQUÉREZ !

Au tableau 2.5, je lis : «Lors de la réalisation d’un développement dans un milieu naturel à forte valeur écologique, la Ville évaluera les façons de protéger plus de superficie que le minimum prescrit par la loi (10%) pour les cessions pour fin de parcs.» Euh... si ce milieu est «à forte valeur écologique», pourquoi ne pas alors en faire une réserve écologique, donc un lieu interdit à toute forme de développement ? Et je note aussi que la réalisation de cette intention est pour 2013-2016... Ce qui donne au moins 3 ans pour faire du développement tout azimut en ces milieux naturels «à forte valeur écologique». Pourquoi ce délai ? Serait-ce que les milieux naturels de la Ville n'ont pas encore été «caractérisés» par les biologistes et que les entrepreneurs pourront, d'ici fin 2016, s'y activer à coeur-joie ?

Bref, prenez le temps de lire et de réfléchir sur les diverses propositions formulées dans ce document, qui ne fait que 35 pages, la plupart sous forme de tableaux très concis et fort bien faits. Et n'omettez pas de faire valoir vos recommandations à padde@ville.valleyfield.qc.ca.

Bonne lecture et réflexion !

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samedi 19 décembre 2009

Valleyfield et son PADD-E / Hôtel Plaza : mercredi, 13 janvier à 19:00



Veuillez donc lire les documents disponibles, et rédiger vos réflexions et recommandations afin de les remettre en bonne et due forme à nos élus, soit sur place ou à...
padde@ville.valleyfield.qc.ca.

Pour un téléchargement rapide des documents :


2. État des lieux : Les trois volets du développement durable

Et notez ce rendez-vous dans votre agenda !

Bonne lecture et A+

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vendredi 18 décembre 2009

Valleyfield / Avis d'ébulliton de l'eau en raison d'une baisse de pression


Votre pression d'eau est à peu près nulle? Inutile de téléphoner aux Travaux publics (450 373 4775) : la ligne y est trop occupée... tel que j'ai pu le constater ce matin vers 10:30 environ.

L'avenue du Centenaire était bien déserte alors que je me dirigeais, vers les 12:00 à la buanderie du coin Champlain / Jacques-Cartier avec mon lourd sac de linge sale en bandoulière. Euh... pas tout à fait déserte : de lourds véhicules jaunes étaient postés face à l'usine de filtration. Ce qui n'augurait rien de bon... J'étais déjà passé à la buanderie coin Larocque / Du Marché, mais l'eau n'y coulait que goutte à goutte.

Entrant dans la buanderie, j'espérais cependant que... mais je fus à nouveau déçu :
- C'est donc bien silencieux, ici !
- On n'a pas d'eau ! me répondirent en choeur toutes les dames, assises à l'arrière.

* * *
La Ville avait émis ce communiqué (document PDF daté de 10h50, mais publié à 12h20), un communiqué dont je ne pris connaissance que de retour chez moi vers 13:30. Ah ! l'Internet !

18 décembre 2009, 12h20

La Ville de Salaberry­-de-Valleyfield demande à la population de ne pas utiliser l’eau du robinet. Toutefois, si vous êtes dans l’obligation de l’utiliser, vous devez la faire bouillir pendant 5 minutes avant de la consommer et ce, par mesure de précaution.

Cette demande fait suite à la baisse de pression provoquée par le rapide changement de la température qui a créé un frimas à la surface de l’eau ayant pour  conséquence d’empêcher l’alimentation en eau de  l’usine de filtration. La Ville de Salaberry-­de-­Valleyfield demande aux citoyens d’utiliser l’eau au  minimum jusqu’à avis contraire.

La Ville demande aux automobilistes d’éviter l’avenue du Centenaire.

Les équipes municipales travaillent à réparer le tout. Pour information, composer le 450 370 4775.

* * *

Donc, inutile de le composer... pour le moment.  ;-)




A+

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lundi 14 décembre 2009

Valleyfield et son PADD-E / Trottoirs enneigés et recherche d'un centre-ville




Jeudi, 17 décembre 2009  16:15

Mise à jour. Le texte qui suit y fut-il pour quelque chose? Toujours est-il que les trottoirs de mon quartier furent fort bien déneigés dans les heures qui suivirent sa publication. Ceux de la rue Bissonnette ont cependant échappé, comme par les années passées, à la vue pourtant acérée de nos pilotes de chenillettes...
* * *
Hier soir, dimanche, je sors de mon douillet sous-sol pour aller faire une petite épicerie au centre-ville. Il neige encore de beaux gros flocons... Évidemment, devant la porte de mon sixplex, rue Champlain, le trottoir n'a toujours pas été déneigé. Et pas que devant ma porte... Sachant d'expérience que les trottoirs de la rue Du Marché le sont, eux, toujours prestement, je m'engage vers le nord sur la rue Bissonnette. J'ai bien écrit «sur la rue». Pas sur ses trottoirs enneigés, impraticables sans skis ni raquettes... Sans compter qu'ils sont encore glacés par endroits. Et que je n'ai pas de crampons. Faudrait bien que je fasse cette maudite dépense..., que j' me dis.

Approchant le coin Bissonnette et Du Marché, j'aborde un pelleteur enthousiaste...
- Coudon... les employés de la Ville ne passent pas la chenillette sur Bissonnette?
- Non. Ils déneigent toujours les trottoirs sur Du Marché et tout autour de l'École Langlois. Mais dans l' coin, pas plus.
- Ah ! Sans doute pour économiser... Bonne soirée !

«Sur Du Marché...» Faut dire que Du Marché porte bien son nom : c'est la rue des commerçants... Pour les commerces, ils déneigent vite, ça oui ! Autre exemple ? Victoria. Tant mieux pour les citoyens qui demeurent en périphérie de l'Hôtel de Ville... Mais la périphérie ne fait sans doute pas plus de 100 mètres, à ce que je vois.

L'Hôtel de Ville, c'est le centre de «l'ancien» centre-ville... Parce que «le nouveau», lui, c'est le Walmart, sur le boulevard Monseigneur-Langlois. Tout un centre-ville ! Mais en fait, il y en a un autre : le chemin Larocque... entre Le Bidon et l' Pont. Et c'est joli, non?

Et peut-être aussi un autre : l'immense stationnement du centre d'achats, coin Dufferin et du Centenaire. D'ailleurs, sur Google Maps Satellite, on y lit bien «Centre Valleyfield». J'en rigole encore. Oui, ça doit être ça, LE centre-ville de Valleyfield : un immense espace réservé aux kings and queens de l'automobile et, bien entendu, face à un GROOOS centre d'achats... Rectangles et longues bandes passantes de béton, d'asphalte et de tôles ondulées multicolores, telles sont les formes qu'ont pris les nouveaux centres-villes de Valleyfield !

Quant à moi, piéton et bon marcheur, mon centre-ville sera toujours l'Hôtel de Ville. Ou plutôt l'épicerie qui en est à un coin de rue. J'ai faim et m'y voici enfin. Je me secoue de toute cette neige, dépose mon sac à dos derrière le comptoir en saluant la caissière et m'engage dans les allées en poussant la poussette à victuailles.... Mmmmm ! Le fromage XYZ est en spécial cette semaine...

Mais les vieux? que j' me dis. Avec leurs marchettes et leurs triporteurs à batteries, comment ils font pour aller faire leur épicerie en hiver? Ouin... ils doivent faire livrer, les vieux. Ou il y a des bénévoles... Ou leurs enfants y voient. Tout de même pas facile pour les vieux, l'hiver à Valleyfield...

Ce qui me rappelle que l'hiver passé, j'ai acheté deux cadeaux de Noël à mes chers parents, deux cadeaux très appréciés : des bandes à crampons. Et super techno, en plus ! Ils peuvent ainsi s'aventurer sur les trottoirs glacés, non ou peu sablés, non ou peu salés, du vieux centre-ville et même hors de sa mince périphérie sans se péter une hanche ou deux ! Mais ils sont définitivement trop âgés pour se balader en skis de fond ou en raquettes sur les trottoirs enneigés. Et, surtout, sur la rue...

Car en hiver, à Valleyfield, le piéton n'a souvent pas le choix : faute de trottoirs praticables (et ils sont souvent tout bonnement inexistants !), il doit partager la rue avec les automobilistes... À ses risques et périls, évidemment.

C'est peut-être que nos élus municipaux se disent : En hiver, à Valleyfield, il n'y a pas ou très peu de piétons. Alors, pourquoi déneiger les trottoirs?! Ça côute cher, déneiger. Les rues, c'est assez. Mais j' me dis qu'il n'y a pas ou peu de piétons parce que, justement, les trottoirs n'y sont tout simplement pas déneigés, salés ou sablés. Ou parce qu'il n'y en a pas, des trottoirs... Et si t'as pas d' char, b'en ôte-toi d' la rue, ti-cul ! Ouais... c'est sans doute ce qu'ils penseraient tout bas en m' souriant d'un air condescendant... Mais non ! Là, j' paranoye ! Car eux aussi, ils marchent : faut bien qu'ils embarquent et débarquent de leurs chars des fois, non? Et puis, ils sont sympas, mes conseillers.

Chers élus municipaux, je vous incite à prendre une p'tite marche-santé, entre 16h30 et 18h30, sur la rue Saint-Jean-Baptiste, à l'ouest de Victor-Léger.

Prudence et... bonne chance !

A+

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dimanche 13 décembre 2009

Valleyfield et son PADD-E / Global Clean Energy : vers un PPP ou un monopole clé en main ?


Mercredi, 16 décembre 15:00

Mise à jour. Suite à une relecture plus attentive du communiqué de presse publié par la Ville sur son site en date du 9 décembre, et auquel je fais référence ci-après, je constate donc que la Ville est partenaire de Global Clean Energy Inc. (GCEI) dans ce projet « de gazéification d’un ensemble de matières résiduelles municipales (MRM) et de rebuts industriels dans le but de produire des gaz synthétiques et du biodiesel ».

Un PPP (partenariat public-privé) aurait donc été formé.

D'autres partenaires en sont-ils actionnaires? Et selon quelles proportions les actions ont-elles été réparties entre les partenaires?

N.B. Le document «Fonds municipal vert, Appel de demandes : Matières résiduelles, lignes directrices», Février 2009, p. 11, nous rappelle ce que sont les MRM...

«Matières résiduelles municipales (MRM) : comprend la quantité de matières résiduelles applicables aux programmes municipaux destinés à l’enfouissement, notamment toutes les composantes des déchets résidentiels, industriels, commerciaux et institutionnels, les résidus domestiques dangereux et les déchets de construction et de démolition ainsi que ceux provenant de d’autres sources qui pourraient inclure les biosolides, les boues de fosses septiques et les boues des usines de pâtes et papier.»

À la suite de quoi, le document stipule que : «Aux fins du présent appel de demandes, les MRM n’incluront que les déchets gérés par une municipalité, soit directement, par des procédés et des installations appartenant à la municipalité, soit indirectement dans le cadre de contrats de services.»

* * *
Dimanche, 13 décembre

«Des déchets transformés en mazout d'une manière écologique», tel est le titre de l'article de Normand Morand, journaliste au journal régional Le Soleil, article publié dans l'édition du 12 décembre 2009 en pages 18 et 20.

N.B. Un communiqué de presse, quelque plus étoffé, a été affiché sur le site web de la Ville.

Le sur-titre de l'article du journaliste au Le Soleil est «Valleyfield demeure à l'avant-garde».

Mais à l'avant-garde de quoi?

Je mentionnais, dans l'un de mes articles précédents, que la France, depuis plusieurs années déjà, transforme une certaine part de ses déchets en carburant et/ou combustible plutôt que des les enfouir et/ou de les incinérer : «L'usine de Romainville, dont la construction débutera en 2010, traitera près de 400 000 tonnes d'ordures ménagères.» Alors, en quoi la technologie mise de l'avant par l'entreprise privée Global Clean Energy (GCEI) «qui possède des bureaux à Montréal, Londres et Houston» - et dont le siège social est à Denver, Colorado, et dont le actions se transigent sur le NASDAQ -, est-elle si innovante par rapport aux technologies françaises dûment éprouvées?

On n'en sait rien.

Car enfin, pourquoi financerions-nous, à même nos poches, un projet de recherche privé si une technologie, peut-être tout aussi performante et écologique, existe déjà?! Car ce «projet expérimental unique au Canada ... nécessitera un investis-sement d'un million $ au cours de sa première phase». Et GCEI y met-elle alors quelques-uns de ses sous?

On n'en sait rien.

Sans compter que, selon le communiqué de presse, Cascades Canada est aussi de la partie : «De plus, ce projet qui a le soutien de la MRC de Beauharnois-Salaberry est appuyé par une équipe technique solide constituée des experts de Global Clean Energy, de la compagnie Cascades Canada Inc., et de chercheurs de l’Université Concordia.»

Puis, «une usine-pilote verra le jour l'automne prochain» (20-40 emplois). Puis, «une véritable usine de transformation sera construite à l'automne 2011» (50-75 emplois). Annuellement, cette usine de gazéification s'alimentera de «30 000 à 50 000 tonnes métriques de déchets» et produira «des gaz de synthèse facilement transformable en combustible ou en énergie». Puis, suivra «la mise en place d'un centre de tri régional pouvant desservir toutes les municipalités du Suroît» (? emplois).

Mais les déchets industriels et commerciaux de la région y seront-ils aussi reçus et triés? Et dans quelles proportions? Qu'adviendra-t-il des parts non reçues ou rejetées lors du tri? Dans quelles proportions ces déchets non domestiques seront-ils acheminés à l'usine de gazéification? De plus, qu'adviendra-t-il des déchets domestiques rejetés lors du tri?

On n'en sait rien.

Et, en passant, qui donc sera le propriétaire et opérateur (et actionnaire?) du futur centre de tri?

On n'en sait rien.

Normand Morand écrit alors que GCEI «profitera du soutien technique et financier du Fonds municipal vert de la Fédération canadienne des municipalités et de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield». Ah bon... L'auteur ajoute : «...il a été impossible de savoir quel montant global pourrait être investi d'ici la mise en opération de l'usine». Ah bon...

Mais les actionnaires de cette entreprise privée y vont-ils aussi de leurs sous? Et selon quelles proportions?

On n'en sait rien.

Et donc... avons-nous ici affaire à un PPP, un partenariat public-privé? Ou à... toute autre chose? Et à quoi?

On n'en sait rien.

Car, en bout de ligne, si tout va pour le mieux, qui donc sera le propriétaire-actionnaire de cette usine (réellement innovatrice?) de traitement des déchets? Et qui donc en empochera les profits? Ou écopera ses pertes? GCEI et Cascades Canada, La Fédération canadienne des municipalités? La Ville? Ou un PPP? Et si c'est un PPP, selon quelles proportions?

On n'en sait rien.

Car supposons que nos taxes et impôts financent le tout... et que GCEI en soit tout de même l'unique propriétaire-actionnaire, comment nos élus s'assureront-ils alors que GCEI - qui se garantirait ainsi une position de monopole dans le traitement de nos déchets - ne nous chargera pas «la peau des fesses» tout au long de ses innombrables années d'opération tout en empochant de juteux profits lors de la revente de ses produits de synthèse? Dont ses «45 000 000 de litres de mazout»... à la Ville. Et au prix du marché d'alors, je présume...

On n'en sait rien.

«Sans incidence sur l'environnement», ce projet s'inscrit dans la «quête du développement durable» de la Ville. OK... Nos déchets seront recyclés en mazout plutôt que d'être transportés à grands frais vers des sites d'enfouissement. Et faute d'une alternative à long terme pour alimenter, entre autres, nos véhicules en énergie, c'est probablement «un bon coup».

Car, le pétrole s'épuise rapidement et à fort prix, les stations services à l'hydrogène se font toujours attendre, et le lithium, constituant essentiel des piles électriques de nos écovéhicules compacts et sous-compacts, est une ressource qui sera peut-être rapidement épuisée si cette technologie est implantée tout azimut par les producteurs de l'automobile... Alors, une petite source de mazout dans notre région, pourquoi pas?!

Mais quand le pétrole se vendra 150 U$ et + le baril, à combien donc se détaillera ce mazout, pardon, ce biodiesel? Hum... Et qui donc empochera les profits? GCEI ou un quelconque PPP?

On n'en sait rien.

Si nos élus ont quelque bon sens, ne devraient-ils pas nous prendre une part généreuse dans ce projet (51% versus 49%, par exemple...) afin d'en contrôler les coûts d'opération, le montant des factures chargées aux clients (c'est-à-dire nous, les citoyens du Suroît) et afin d'empocher notre part des profits dans le but d'alléger «les factures chargées aux client»?

Car ça, des profits, je suspecte qu'il y en aura...  ;-)

Espérant d'ici peu quelques réponses à mes interrogations, me semble-t-il, légitimes,

A+

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Valleyfield et son PADD-E / La méthanisation : une alternative suggérée




Un PADD-E est un Plan d’action de développement durable et de gestion environnementale.

À la demande de la Ville, un bilan environnemental et socio‐économique fut d'abord réalisé et déposé par Nature-Action Québec, ce bilan constituant «une étape préalable essentielle à l’élaboration de ce Plan».

On peut télécharger ce bilan («États des lieux») et/ou son résumé («Sommaire des enjeux») et ainsi les étudier à petites doses concentrées... Puis, faire part de nos réflexions à padde@ville.valleyfield.qc.ca

* * *

Donc, concernant 1) le traitement des boues de l'usine de traitement des eaux usées et 2) le traitement des autres matières résiduelles, je vous signale que la France a relevé ces défis techniques depuis quelques années déjà, en empruntant la voie de la méthanisation. Les extraits suivants sont tirés de l'article «Méthanisation» de Wikipédia.

1) «L'utilisation du méthane, produit à partir de la méthanisation des boues de station d'épuration, pour le fonctionnement des bus urbains, connaît un essor important dans certaines villes de France comme Lille. L'amélioration et la réduction des coûts des techniques de séparation membranaire des gaz devraient permettre d'envisager la possibilité d'une purification du biogaz sur le site de production.»

2) «L'usine de Romainville, dont la construction débutera en 2010, traitera près de 400 000 tonnes d'ordures ménagères.»

De plus, à la ferme...

«La méthanisation "à la ferme" est très peu développée en France, contrairement à l'Allemagne : seule une dizaine de petites installations sont en service en 2009. Le « digestat » sortant du digesteur ou réacteur est un déchet traité et stabilisé. L'amendement organique de ce résidu issu de la méthanisation de déchets fermentescibles est comparable à un compost et peut être utilisé pour des cultures alimentaires ou non alimentaires comme les espaces verts selon la réglementation, la nature des produits traités et les analyses de ce digestat.»

Si ce n'est déjà fait, nos élus et nos experts devraient jeter un coup d'oeil aux technologies éprouvées, françaises et allemandes, avant de poursuivre plus avant avec Fabgroup (et sa torche au plasma) et Global Clean Energy Inc. (GCEI)...

Et, non, je n'ai aucune part dans l'une ou l'autre des compagnies citées...   ;-)

A+

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Urbanisme / Les accès à la baignade de plein air à Valleyfield


Si, à Valleyfield, vous cherchez des lieux de baignade plus tranquilles et plus naturels que les piscines municipales extérieures ou intérieures, que vous habitez le centre-ville, que vous n'avez pas d'embarcation, que vous êtes à pied ou à vélo, et donc que, de toute évidence, vous êtes pauvre... Bonne chance!

Je crois que les citoyens et citoyennes de Valleyfield et de des environs immédiats conviendront que les accès publics au Lac Saint-François, à ses affluents et effluents sont passablement nombreux : rives nord et sud du Canal de Beauharnois, Parc des Hirondelles au coin Saint-Louis et Avenue du Lac, rive nord et nord-ouest du Parc Marcil (des rives bardées de rochers), marina avec descente pour embarcations, longue promenade sur la rive nord du Parc Delpha-Sauvé avec quai municipal et vue sur une puissante fontaine, rive est bien gazonnée de la Baie Saint-François («le fond de la Baie»), rive nord de la même baie qui offre un joli coup d'oeil sur celle-ci aux automobilistes...

Du fond de la Baie, entre l'Hôtel Plaza et l'usine de filtration, la Rivière Saint-Charles sort de ses blocs à la plus grande joie des kayakistes. Mais qui oserait donc, hormis ces experts et quelques... têtes folles, y faire trempette? Si vous voulez vous baigner, il vous faudra chercher ailleurs, c'est-à-dire un peu plus loin... du centre-ville, en tous les cas.

«Allez à la plage de Saint-Timothée!» Mais elle est à 8 km du centre-ville. En voiture, ça va. Mais si on n'a qu'un vélo, la randonnée est passablement risquée... Prendre le Taxibus? Comptez 10$ pour l'aller-retour. Et il faut réserver son taxi au moins une heure à l'avance... Ou prendre le bus : pas mal moins cher! Mais il faut encore composer avec des horaires, évidemment. La Ville offre tout de même une Navette Express Plage, gratuite pour les résidents détenant une carte de citoyen valide. Le service n'est cependant effectif que les vendredis, samedis et dimanches et affiche 3 heures de départ pour l'aller (4 lieux d'embarquement) et 3 heures de départ pour le retour du Parc régional des îles. Et on imagine aisément la foule sur la plage...

Autre lieu pour la baignade publique : le Camping À la Claire Fontaine à Saint-Stanislas-de-Kostka. 11,3 km. Mais n'est-on pas déjà hors de Valleyfield? Le cycliste aspirant à se rafraîchir devra alors passer par le Pont Larcoque : une traversée des plus risquées en l'absence de tout accotement... Quelqu'un aura-t-il un jour la géniale (et fort dispendieuse) idée d'y "bolter" une traverse extérieure pour cyclistes, que ce soit côté ouest ou côté voie ferrée?! Mais ce n'est pas demain la veille... Alors, en attendant ce jour, comme le chantait si bien Jacques Brel, il vous faudra réserver une navette pour traverser et retraverser ce foutu pont ! Et composer encore avec le horaires...

Je note cependant qu'un vaste terrain est toujours non construit (me semble-t-il) sur le Chemin Du Canal, un peu au sud de l'embouchure de la Rivière Saint-Louis. La rive de ce terrain borde la Hungry Bay, moins spectaculaire que la Baie des Brises, mais tout de même pas mal. La Ville ne pourrait-elle pas renoncer à quelques mètres carrés de taxes foncières, acquérir le site et l'aménager en plage publique?

Autre lieu? Les îles du Pont Monseigneur-Langlois. Pourquoi pas?! La piste cyclable y mène. C'est beau, c'est tranquille. Mais gare à vous si on ouvre les portes des barrages! Bon... c'est tout de même peu risqué. Mais n'oubliez pas votre vaporisateur ou votre crème anti-moustiques... Et gare à l'herbe à puces et à l'ortie!

Mais revenons dans mon district, celui de La Baie, celui où une vaste plage municipale sablonneuse fut (mal) aménagée à grands frais pour être fort rapidement remplacée par l'actuelle et fort belle Marina Valleyfield. Seule la rive nord-ouest du Parc Marcil, quoique bien enrochée, offre encore un accès aux baigneurs prudents et discrets - dont je suis. Le fond y est sablonneux et de très faible pente sur plus de 50 mètres, à tout le moins dans sa portion sud. Et un grand héron fait parfois le pied de grue sur la pointe nord-est de l'îlot qui siège face à l'impasse de la rue Lynch. Quoi de plus... bucolique?!

La baignade sur "la bande du Canal de Beauharnois" est définitivement risquée en raison non seulement du fort courant, mais aussi des bien traîtres courants de succion et de répulsion générés par les navires qui y transitent. Je déconseille fortement ce lieu à tout baigneur, sauf peut-être de niveau expert... Et, faites-y preuve d'une grande prudence et d'un bon jugement!

Quant à la rive du Parc des Hirondelles (coin Saint-Louis et Avenue du Lac), où j'allais jadis faire quelques brasses et me dorer au soleil, elle a été clôturée et bien cadenassée il y a de cela quelques années, suite à un malheureux incident : un jeune baigneur a plongé du quai (maintenant nivelé) dans 2 à 3 pieds d'eau... La Ville en a-t-elle terminé avec la poursuite qui s'ensuivit? La bande caillouteuse qui a remplacé le quai de ciment sera-t-elle un jour rouverte à la populace sous l'oeil bienveillamment autoritaire d'un gardien de plage? Mais ce serait sans doute au grand dam des voisins qui apprécient depuis lors le paisible silence émanant de ce petit mais fort joli parc riverain...

Je vous ferai remarquer, chers baigneurs et baigneuses en manque de plans d'eau accessibles à vos ablutions estivales, qu'une longue et mince bande riveraine, de propriété privée, est toujours non construite un peu au sud du Parc des Hirondelles, Avenue du Lac. J'aimerais bien y marcher, m'y asseoir et y contempler le lac, peut-être même y pêcher, et peut-être même... y tremper mes orteils frileux ou suants. Mais c'est, bien sûr, privé. Encore une fois, la Ville ne pourrait-elle pas renoncer à quelques mètres carrés de taxes foncières, acquérir et aménager adéquatement ce si beau... point de vue?

Je ne connais pas les lieux propices  à la baignade sur la rive nord de Grande-Île. Mais je remarque à tout le moins un vaste site potentiellement aménageable... à quelques centaines de mètres du Parc des Îles de Saint-Timothée : les rives de la baie formée entre l'île Juillet et la pointe nord-est de Grande-Île...

Mais comme le laisse entendre l'oeuvre visuelle science-fictionnesque ci-haut publiée, on peut toujours rêver...


A+

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